"Frédéric Poyet capitaine au long cours"
«Les rencontres contre Saint-Vulbas sont comme par le passé contre Montélimar ou Montpellier, des rencontres à tension, les regards en coin et les petites fautes d’arbitrage qui prennent des grandes proportions, sont
toujours monnaie courante. Des rencontres de haut-niveau avec, heureusement, toujours la présence de la Cro ».
Frédéric Poyet, l’emblématique capitaine de la Cro, venait de planter le décor avant le « classico » qui l’emmènera samedi du côté de Saint-Vulbas.
Frédéric Poyet a tout gagné avec la Cro en tant que joueur depuis 1995 et il avait l’honneur de remporter la première coupe d’Europe en 2004 pour sa première année de capitanat.
Il garde un bon souvenir des sommets contre Saint-Vulbas comme il le précisait : "Mon meilleur souvenir reste la finale de 2009. Saint-Vulbas nous avait dominés deux fois dans la saison régulière. En finale nous avions produit un jeu énorme et ravi rapidement le titre.
J’ai beaucoup de copains à Saint-Vulbas comme Mussi, Jarnet ou Ascenci. Mais une fois sur les jeux on oublie tout et seule la victoire compte."
Pourtant depuis deux ans le championnat réussit à la formation villibadoise et Poyet, beau joueur, reconnaissait la supériorité de l’’adversaire : "L’arrivée de Fabien Jarnet en provenance de la Cro a fait du bien à Saint-Vulbas. Cette formation a pris une autre dimension. Peut-être aussi que nous étions essoufflés après cinq titres de champions d’affilée".
Samedi les débats seront plus équilibrés car le tir sportif ne sera pas le juge de paix de cette rencontre.
Le public va se régaler avec des parties de traditionnel qui s’annoncent de haute volée.
A trente-cinq ans le capitaine de la Cro est toujours aussi déterminant sur les jeux même si son travail en 3X 8 lui laisse des traces comme il le précisait : "En début de saison j’ai pris un gros coup de fatigue avec un travail difficile. J’avais du mal à entrer dans les rencontres. Heureusement la victoire dans le grand prix d’Andrézieux m’a redonné du goût".
Samedi les habitués du boulodrome Jeannot Vedrine vont pouvoir constater que Poyet a toujours des jambes de jeune homme. Une incroyable constance !
