"La CRO remet le couvert"

11/07/2011

Article du Progès

Derrière un Majorel majuscule, la CRO s’impose encore après le Bellecour.

Et si c’était sa grande année ? Xavier Majorel dégage une telle plénitude qu’on se demande si, après le Bellecour et hier le championnat de France doublettes, il n’a pas encore de grands moments à vivre ces deux prochaines semaines en simple et en quadrettes.



Toujours est-il qu’il a hier enfin remporté le titre en doubles, après quatre échecs en finale, le premier datant de 1986 en cadets, puis avec le Maestro Bernard Cheviet en 1995 et 1997. Et enfin avec Thierry Dubuis à Saran en 2000, une année très arrosée contre les La Posta.

Dubuis, lui, avait aussi échoué une première fois en… 1984 à Vals-les-Bains. « Avec Roland Grimaldi contre Cheviet, Bouvet et Perlo » se souvient « Titi » qui a enfin, lui aussi, accroché ce titre particulièrement prisé.
« C’est vrai que Xavier est impressionnant » reconnaît-il. Au-delà de son habituelle sérénité, le jeune papa d’Oscar dégage cette saison le sentiment que rien ne peut l’empêcher d’avancer. Ce facteur X, comme Xavier, pourrait donc l’emmener très loin !

Dupraz et Persico n’ont ainsi rien pu faire face à cette CRO qui aura plané sur les jeux grenoblois. Sauf peut-être dès la première contre Verne, où il leur avait fallu un peu de réussite pour l’emporter. « C’est important, car ça conditionne la suite » souligne Xavier avec le recul qu’on lui connaît. « Mais c’est vrai que sur ces championnats, je me suis senti serein, concentré, bien dans les parties. Physiquement, on fait ce qu’il faut pour se sentir bien, mais oui c’est cela : on sent qu’on a une bonne forme ».

Et les adversaires aussi le sentent. Comme hier St-Vulbas (Ascensi) l’a constaté en quarts de finale, puis Tassa et Torta en demi-finale. Car les Savoyards étaient rapidement menés 9-0 après quatre jets de but. Mais ceux-ci se reprenaient, pointaient mieux, corrigeaient aussi leur tir, et face à un Thierry Dubuis bataillant avec les jeux et un Majorel moins impérial, la partie changeait d’âme.
Petit à petit, non sans que Tassa passe par cinq éliminations, Aix était tout prêt de faire basculer la partie. A 5-10, Tassa et Torta avaient même un coup de cinq en mains, mais ne faisaient que marquer le minimum. Ils avaient laissé passer leur chance.

L’autre demi-finale était revenue à Dupraz dominateur face à Frérie. Mais St-Jean-de-Bonnefonds avait bataillé avec son habituelle opiniâtreté et semblé en mesure de renverser la vapeur, sauf qu’un coup malheureux sur un tir au but l’avait relégué à 4-10. Ainsi une casquette sur un but fut-elle fatale à « Bob »…



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