"La CRO au bout du suspense"

14/06/2011

Article du Progrès : "La CRO au bout du suspense"

La CRO, vainqueur en 2001 et 2006, a retrouvé en 2011 le chemin de la victoire à Bellecour que Bilon lui avait coupée ces trois dernières années. Et c’est encore lui qui se trouvait en finale, qui a donné lieu à une partie intense et d’un suspense intenable.

Privé de Vincent Lapertot, Aix s’appuyait sur son quatuor majeur Perrier, Bilon, Condro et Perras. La CRO jouait également ce tournoi à quatre, mais c’était un choix assumé, Michel Gonnet accordant sa confiance aux frères Amar, Dubuis et un Majorel exceptionnel, le jeune Pontonnier restant en réserve mais n’ayant jamais eu à intervenir.

Car chacun dans l’équipe lyonnaise aura tenu sa place avec fermeté, Dubuis faisant du Dubuis, Fabien Amar étant très solide, et Florent Amar, très convaincant au point, signant un magnifique duel avec Jeannot Perrier.

Mais que dire du tournoi et de la finale de Xavier Majorel ?
S’il connaissait un départ un peu difficile, c’était uniquement à cause d’un coup de chaud dû à la trop longue attente des finalistes, jetés en pâture à un soleil de plomb. Ce nouveau protocole devra savoir mieux protéger les joueurs.

Le jour du 66e anniversaire de son père Berrnard, commissaire de l’épreuve, Xavier Majorel a été impérial, comme tout au long d’un tournoi où il a été un beau leader, Florent Amar le comparant à « un magicien ».

Les deux équipes ont fait honneur à leur rang et livré une partie qualifiée de « hitchcockienne » par Majorel. Il est vrai que le score était aussi serré que possible, et qu’il fallait un fait de jeu très particulier pour offrir à la CRO l’occasion de se détacher à 8-6. En effet, un but tapé par Condro n’était que blessé et se bloquait en troisième barre… tout près d’un carreau allongé jusque-là anodin de Majorel. Perrier pointait bien derrière, mais sans reprendre, et la CRO profitait quasiment à plein de l’occasion en pointant superbement pour rajouter trois points.

Mais à 11-6, il restait du temps, et la partie allait encore rebondir en suspens, les Lyonnais s’imposant après la sirène dans une dernière mène où chaque équipe avait successivement eu sa chance.

En demi-finale, Gonnet et Goffi avaient cassé de la boule, Majorel, bien complété par Fabien Amar (5/6), survolant les débats (14 /15, 1 but et 2 carreaux) face à Grail (17/21, 3 buts) et Fabrice La Posta (12/15, 1c) pourtant plutôt adroits. Mais la CRO dominait et tenait le score, un but pur quatre de Majorel faisant basculer le score à 11-4.

Saint-Vulbas aura pu y croire contre Bilon, grâce à une bonne entame (4-0). Mais cela n’était pas suffisant, et cela ne dura pas. Aix avait réajusté son jeu et mis la partie sous influence, menant 7-4 puis s’imposant 13-5.

« C’est bien de jouer une demi-finale, mais quand on vient ici, c’est pour aller au bout », soulignait Patrick Alcaraz. Laurent Béraud tentait d’analyser ce retournement de situation : « Ils nous ont dominé au point. Ils se sont installés dans leur jardin et on n’a jamais pu les contrer ». Alcaraz en tirait un regret : « C’est dommage car au début, on pointe bien et Perras est un peu en difficulté au tir. Mais on n’a pas su en profiter assez. Il aurait fallu creuser un lus gros écart ».

 



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